Rapport de la comission d'enquête sur les femmes Autochtones disparues ou assassinées:

L’Association Québécoise des infirmières et infirmiers accueille le rapport de la Commission d’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées et appui pleinement les 21 appels à la justice pour le Québec qui s’y trouvent.

Plus particulièrement, comme association professionnelle infirmière, nous nous engageons à mettre de l’avant les cinq revendications qui impliquent spécifiquement les infirmières et le système de santé et des services sociaux :

« 4. NOUS DEMANDONS au gouvernement du Canada et au gouvernement du Québec de créer une entité civile indépendante, multi-juridictionnelle, agissant en tant que protecteur des citoyens autochtones, ayant pour mission de protéger les droits, de recevoir les plaintes, d’enquêter et de rendre compte de la qualité des services publics rendus aux membres des communautés autochtones, tel que proposé par l’appel à la justice 1.7 du Rapport national. Nous demandons au gouvernement du Québec que cette entité ait juridiction et fasse autorité au Québec; »

« 6. NOUS DEMANDONS au gouvernement du Canada et au gouvernement du Québec de financer la mise en place et l’opération à long terme de ressources culturellement adaptées pour les femmes et les filles autochtones, y compris pour les membres des communautés 2ELGBTQQIA dans les milieux urbains et dans chaque communauté autochtone, notamment des maisons de guérison, des centres d’hébergement culturellement adaptés et des maisons d’hébergement de transition au Québec; »

« 8. NOUS DEMANDONS au aux s’assurent que les intervenants des services publics du Québec soient pleinement formés afin d’adapter leurs interventions aux réalités socio-culturelles et aux enjeux propres aux Autochtones; »

« 19. NOUS DEMANDONS au gouvernement du Canada, au gouvernement du Québec, aux gouvernements municipaux et aux gouvernements autochtones d’endosser et de mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones(DNUDPA) ; »

« 20. NOUS DEMANDONS au gouvernement du Québec de remettre aux familles autochtones toutes les informations dont il dispose concernant les enfants qui leur ont été enlevés suite à une admission dans un hôpital ou tout autres centres de santé au Québec; »

Finalement, l’AQII s’engage à respecter les principes et les appels à l’action de la commission de Vérité et Réconciliation, en mettant de l’avant des voix des Premières Nations, Métis et Inuits dans les enjeux de santé qui les concernent et à travailler à améliorer nos compétences culturelles et celles de nos membres. De plus,

. En effet, les infirmières des Premières Nations, Inuit ou Métis ne représentent que 3% de l’effectif infirmier au Canada et au Québec, elles ne compte que pour seulement 1,6% des infirmières. Cette proportion n’est pas du tout représentative de leur poids populationnel. Une augmentation du nombre des professionnels de santé d’origine autochtone est fondamentale à l’amélioration des services à cette population, dans les centres hospitaliers mais aussi en soins communautaires.

Travailler avec les familles à l’intérieur de leurs propres communautés pour prodiguer des soins culturellement sécuritaires devrait être le standard pour les soins infirmiers. Nous nous engageons à écouter et apprendre de nos membres issus des Premières Nations, Inuit et Métis et à agir sur les appels à l’action du rapport de la commission Vérité et Réconciliation ainsi que sur celles du rapport d’enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.

Pour lire le rapport complet et les suppléments en français : https://www.mmiwg-ffada.ca/fr/final-report/

Pour lire l’analyse juridique de l’utilisation du mot « génocide » : https://www.mmiwg-ffada.ca/wp-content/uploads/2019/06/Rapport-supplémentaire_Genocide-1.pdf

Sur la commission Vérité et Réconciliation : http://www.trc.ca/index-splash-fr.html

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